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Bienvenue sur le site de la Congrégation de l’Oratoire de Dijon.

Erigée canoniquement par le Saint-Siège le 15 juillet 2011, la Congrégation de l’Oratoire de Dijon vit et déploie sa vocation oratorienne sur le site de la paroisse Paul-Sainte Jeanne d’Arc de Dijon. 

Suivant le charisme de saint Philippe Néri (1515-1595), fondateur de leur congrégation, les Oratoriens reçoivent la vie communautaire et la charité fraternelle comme école de sanctification, en vue d’un apostolat commun qui participe à l’évangélisation de la ville où ils sont implantés.

Leur apostolat s’appuie d’abord sur la transmission quotidienne et fraternelle de la Parole de Dieu, l’approfondissement de la vie sacramentelle et l’attention au parcours spirituel de chacun.

En collaboration avec les autres prêtres, ils reçoivent également une mission au service du diocèse de Dijon ou d’autres institutions de l’Église.

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Homélie du 4ème dimanche de Carême

P. Matthieu Delestre c.o.

Je suis la lumière du monde, dit Jésus avant de guérir l’aveugle-né.

La lumière, parmi toutes les créatures, a une place spéciale, qui la rend particulièrement proche du Créateur. Elle lui ressemble très fort, elle nous aide à comprendre qui il est et ce qu’il fait. Dans la Genèse, le récit de la création la fait apparaître en tout premier, avant même qu’il y ait quoi que ce soit à éclairer et quiconque pour voir ce qui est !

Vous avez sans doute déjà réalisé que la lumière, qui envahit l’espace sans y prendre la moindre place, y révèle tout ce que l’oeil peut voir. Dieu nous fait rencontrer la variété des aspects de sa création, forme, mouvement, existence même des objets et des êtres, par la lumière. Sans elle, tout est indistinct, et l’objet le plus anodin devient inconnu, inquiétant, dangereux. C’est l’expérience, en particulier, de la cécité, l’un des plus terribles handicaps qui puissent affecter l’être humain. Les disciples, voyant l’aveugle, demandent à Jésus : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? ».
Ténèbres : condition de l’incompréhension, du heurt, de l’affrontement des créatures… condition du péché, et ce n’est pas seulement symbolique.

Quand Jésus dit : « Je suis la Lumière du monde », il prend à son compte cette qualité de la lumière. Il dit donc : Je suis celui qui révèle toute chose. Je suis celui qui, sans encombrer l’univers, sans lui voler quoi que ce soit, le fait apparaître, en fait découvrir et connaître la forme, la vérité, le relief, le mouvement, et y restaure la confiance. C’est par moi que tu peux connaître ton visage et celui de ton prochain, et passer d’une vie pleine de chaos, de heurts, de peurs et d’ignorance à une vie remplie de sagesse, de rencontres ajustées, de confiance et de connaissance de la vérité. C’est par moi que les ténèbres de ton péché peuvent disparaître, et si tu me laisses habiter en toi, tu brilleras et éclaireras toi-même, comme un astre dans l’univers. Et cela sans encombrer, sans voler quoi que ce soit à ta liberté, ou à celle des autres, ou à la mienne, bien au contraire. Car je suis celui que les ténèbres ne peuvent saisir. Je suis celui qui vient libérer l’homme du cachot obscur où il se trouve. Je suis la Lumière du monde.

Cette lumière est nôtre, de par notre baptême et la foi qu’il nous a conféré ; cette lumière brille par la confiance en Dieu que nous manifestons en ce monde. Les lumignons à nos fenêtres mercredi soir prochain, en la fête de l’Annonciation, le manifesteront, et ne seront pas le moindre des signes de l’amour de Dieu en ces circonstances exceptionnellement éprouvantes. L’antique ennemi cherche à tirer profit de quelque chose de ce monde que nos yeux ne peuvent voir et que notre organisme et notre société, à bon droit, peuvent craindre, en susurrant à notre conscience : « Où est ta lumière ? À quoi sert-elle ? Ne vois-tu pas les ténèbres grandir ?… ». Jésus, son vainqueur, nous dit simplement aujourd’hui : « Je suis la lumière du monde » ; à nous d’imiter, en nous prosternant devant lui, cet aveugle devenu son disciple, et de propager sa lumière en ce monde que Dieu aime tant.

Au commencement était le Verbe
et le Verbe était avec Dieu
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui,
et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes,
et la lumière luit dans les ténèbres
et les ténèbres ne l’ont pas saisie.